Le serpent et la scie

Alchimie & Métaphysique, Édition 002

Les contes, les légendes, les métaphores sont des récits initiatiques, aussi vieux que le monde qui nous aident à analyser les problèmes sous des angles différents et nous apportent la lumière.

La métaphore :

« Il se raconte que par une nuit paisible, un serpent se glissa dans une menuiserie. Son corps ondoyant se coupa contre la lame tranchante d’une scie, trainant au sol. Le serpent se dressa et frappa violemment la lame dentelée. Cet acte insensible pour la scie, fut déraisonnable pour le serpent qui se blessa gravement à la mâchoire. Aveuglée par sa rage, et convaincu d’être face à un ennemi dangereux, le serpent entoure la scie de toutes ses forces pour en venir à bout d’elle. Une autre attaque sans conséquence sur un ennemi, qui pourtant est sans conscience d’en être un. Cet ennemi devient vainqueur malgré lui d’un combat sans adversaire. Le serpent se tua lui-même, sous l’effet de sa propre étreinte, ravagée par sa colère, contre un ennemi inexistant ».

La leçon :

Nos émotions naissent de ce que « nous nous disons » à propos d’une situation. Elles ne viennent donc pas des situations que nous vivons, mais plutôt « du filtre des pensées que nous renvoie cet évènement ». 

Alors, comment distinguer nos émotions de nos pensées et quels sont les mécanismes qui dirigent nos actions au quotidien?

La problématique mise en lumière :

Comment comprendre notre fonctionnement? 

Comment comprendre et interpréter les schémas cognitifs et les filtres à travers desquels nous percevons et interprétons ce qui nous arrive dans la vie? 

Il est important de garder en tête que notre cerveau ne fait pas la différence entre une situation réelle et une situation émotionnelle.

L’outil de cette parution : Les colonnes de Beck

Aaron Beck est un psychanalyste et psychiatre qui a créé un outil qui nous permet de comprendre notre fonctionnement et la source de nos souffrances. 

La colonne de Beck est constituée de 4 piliers importants :

  • La situation : la description de l’évènement, de la situation, du moment associé à l’émotion désagréable : Une scie blesse le serpent
  • Les émotions : Quelle est l’émotion majeure ressentie : la peur
  • Les pensées automatiques : Quelles pensées automatiques ont précédé, accompagné ou suivi l’émotion? Le serpent croit avoir été attaqué par un ennemi.
  • Le Comportement qui est la réponse rationnelle à la pensée automatique : Le serpent se défend en contre-attaquant violemment la scie sans réfléchir.

Quand nous rencontrons une situation, la plupart du temps, nous ressentons une émotion. Et nous pensons automatiquement que cette émotion vient de la situation. Parfois, c’est vrai et adapté mais pas toujours. En réalité, c’est ce que nous pensons de cette situation qui crée nos émotions et non la situation elle-même. Et ces émotions nous font avoir un comportement adapté à la situation.

Notre comportement à court terme peut nous aider sur le moment mais ne va jamais régler la situation en profondeur. Pour régler cette situation, il faut agir :

  1. Sur nos pensées : les discipliner et les nourrir sainement
  2. Sur nos émotions : les identifier, les comprendre et savoir quel besoin elles nous demandent de combler.

En agissant ainsi, notre comportement change et la situation disparait d’elle-même.

Publié par Lüella A.

M.Sc en Développement des Personnes et des Organisations, consultante en dynamisation et gestion de carrière, je mets à votre service plusieurs années d'expériences et des pratiques de management bien éprouvées.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :