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Le serpent et la scie

Alchimie & Métaphysique, Édition 002

Les contes, les légendes, les métaphores sont des récits initiatiques, aussi vieux que le monde qui nous aident à analyser les problèmes sous des angles différents et nous apportent la lumière.

La métaphore :

« Il se raconte que par une nuit paisible, un serpent se glissa dans une menuiserie. Son corps ondoyant se coupa contre la lame tranchante d’une scie, trainant au sol. Le serpent se dressa et frappa violemment la lame dentelée. Cet acte insensible pour la scie, fut déraisonnable pour le serpent qui se blessa gravement à la mâchoire. Aveuglée par sa rage, et convaincu d’être face à un ennemi dangereux, le serpent entoure la scie de toutes ses forces pour en venir à bout d’elle. Une autre attaque sans conséquence sur un ennemi, qui pourtant est sans conscience d’en être un. Cet ennemi devient vainqueur malgré lui d’un combat sans adversaire. Le serpent se tua lui-même, sous l’effet de sa propre étreinte, ravagée par sa colère, contre un ennemi inexistant ».

La leçon :

Nos émotions naissent de ce que « nous nous disons » à propos d’une situation. Elles ne viennent donc pas des situations que nous vivons, mais plutôt « du filtre des pensées que nous renvoie cet évènement ». 

Alors, comment distinguer nos émotions de nos pensées et quels sont les mécanismes qui dirigent nos actions au quotidien?

La problématique mise en lumière :

Comment comprendre notre fonctionnement? 

Comment comprendre et interpréter les schémas cognitifs et les filtres à travers desquels nous percevons et interprétons ce qui nous arrive dans la vie? 

Il est important de garder en tête que notre cerveau ne fait pas la différence entre une situation réelle et une situation émotionnelle.

L’outil de cette parution : Les colonnes de Beck

Aaron Beck est un psychanalyste et psychiatre qui a créé un outil qui nous permet de comprendre notre fonctionnement et la source de nos souffrances. 

La colonne de Beck est constituée de 4 piliers importants :

  • La situation : la description de l’évènement, de la situation, du moment associé à l’émotion désagréable : Une scie blesse le serpent
  • Les émotions : Quelle est l’émotion majeure ressentie : la peur
  • Les pensées automatiques : Quelles pensées automatiques ont précédé, accompagné ou suivi l’émotion? Le serpent croit avoir été attaqué par un ennemi.
  • Le Comportement qui est la réponse rationnelle à la pensée automatique : Le serpent se défend en contre-attaquant violemment la scie sans réfléchir.

Quand nous rencontrons une situation, la plupart du temps, nous ressentons une émotion. Et nous pensons automatiquement que cette émotion vient de la situation. Parfois, c’est vrai et adapté mais pas toujours. En réalité, c’est ce que nous pensons de cette situation qui crée nos émotions et non la situation elle-même. Et ces émotions nous font avoir un comportement adapté à la situation.

Notre comportement à court terme peut nous aider sur le moment mais ne va jamais régler la situation en profondeur. Pour régler cette situation, il faut agir :

  1. Sur nos pensées : les discipliner et les nourrir sainement
  2. Sur nos émotions : les identifier, les comprendre et savoir quel besoin elles nous demandent de combler.

En agissant ainsi, notre comportement change et la situation disparait d’elle-même.

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Alchimie & Métaphysique, Édition 001

Les contes, les légendes, les métaphores sont des récits initiatiques, aussi vieux que le monde qui nous aident à analyser les problèmes sous des angles différents et nous apportent la lumière.

La métaphore :

Il se raconte qu’une femme tenait un enfant dans ses bras. Passant devant une grotte, elle entend une voix mystérieuse qui lui dit : « Entre et prends tout ce que tu veux. Mais souviens-toi d’une chose : quand tu seras ressortie, une porte se fermera à tout jamais. Profite de l’opportunité, mais n’oublie pas le plus important ». La femme rentre dans la grotte et y découvre un fabuleux trésor. Fascinée par l’or, les diamants, les perles, elle dépose son enfant sur le sol et s’empare de tout ce qu’elle peut. Elle rêve de ce qu’elle va pouvoir faire de ces richesses. La voix mystérieuse lui dit : « le temps est écoulé, n’oublie pas le plus important ». À ces mots, la femme chargée de son butin précieux se précipita hors de la cavité dont la porte se ferme à tout jamais derrière elle. Elle admire son trésor, et se souvient alors de son enfant, qu’elle a oublié à l’intérieur. (Lenoir, 2012)

La leçon :

« Le superflu est onéreux, l’essentiel est offert »

La problématique mise en lumière :

Le burn-out :

La société de performance actuelle nous pousse à courir sans cesse après un hypothétique bonheur : travailler excessivement pour mériter la plus haute place, avoir la plus grosse voiture, la plus grande maison, entretenir un train de vie très chère, se comparer sans cesse aux autres, avoir tous les gadgets à la mode. Au travers de cette course, nous y laissons aussi bien notre santé physique et notre santé mentale. Le surmenage est devenu un mal courant dans le monde du travail.

Les questions de réflexion de cette parution :

Où ai-je abandonné cet enfant qui était dans mes bras ? Quand et pourquoi ? 

Autrement, qu’est-ce qui est important pour moi ? Quelle est ma mission ?

Sachez juste que l’essentiel est invisible par les yeux ; les choses qui brillent demandent le plus d’effort et ruinent ce que vous avez de plus précieux en vous : la santé.

Que la lumière soit en vous et autour de vous, Fiat Lux!

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L’AUTO-SABOTAGE, CE MAL DONT ON NE PARLE JAMAIS…

Avez-vous été tellement aimé.e que vous vous dites que vous ne méritez certainement pas autant d’amour? Et alors vous vous mettez à poser des actes, à dire des propos blessants à l’autre jusqu’à ce que cette personne se décourage et s’éloigne de vous?

Il vous est certainement déjà arrivé de briller professionnellement, de faire du bon travail, d’être apprécié.e par vos pairs et vos patrons, et sentant venir une promotion, vous commencez à cumuler des erreurs, à augmenter votre absentéisme et finalement, vous passez à côté de cette belle opportunité pourtant méritée?

Vous vous laissez souvent envahir par des émotions négatives, par la peur, vous vous justifiez sans cesse par un échec passé, vous donnez raison à votre imaginaire qui anticipe la fin malheureuse d’une situation et vous décourage de vous y engager.

Vous êtes familier de ce genre d’explications dans diverses situations pour justifier votre inaction ou la suite défavorable d’un projet :

  • … de toute manière, personne ne m’a jamais aidé (pour justifier pourquoi vous n’avez pas demandé de l’aide)
  • Je n’ai pas d’expérience donc je ne sais pas pourquoi j’aurais été choisi.e (pour justifier le fait de ne pas avoir postulé pour un poste vacant qui vous revient de droit)
  • Aucun homme ou aucune femme n’accepte de rester avec moi (pour justifier le fait de ne pas avoir accepté une demande en mariage)

Parfois, les circonstances sont vraiment défavorables, mais la plupart du temps, tout se passe dans votre tête.

Si c’est le cas, vous êtes victime d’auto-sabotage.

L’auto-sabotage est un mal très subtil qui met beaucoup de temps à être diagnostiqué. C’est simplement une manière de s’interdire au bonheur, surtout, de cultiver la peur de réussir en mettant en avant une série d’arguments logiques et rationnels. Ce mécanisme inconscient va puiser principalement dans le syndrome de l’imposteur, dans les peurs, les doutes, la culpabilité et une mauvaise idée qu’on a du pouvoir et de la réussite. À ces causes, nous pouvons ajouter aussi les blessures internes dues à notre enfance, une faible estime de soi qui laisse croire que l’on n’est pas assez bien ou assez compétent pour être aimé ou pour être projeté au-devant de la scène.

Il est rare qu’on accepte qu’on s’auto-sabote; car ces manifestations apparaissent de façon spontanée, et prennent le contrôle de la personne sans lui donner le temps de réaliser que son acte ne lui rend pas service. 

S’auto-saboter se traduit dans les actes simples comme : 

  • La procrastination : vous réussissez enfin à avoir un contrat, une commande tellement escomptée. Mais vous remettez sans cesse sa réalisation à plus tard alors que vous avez toutes les compétences et les outils pour le réaliser. Vous savez au fonds de vous que si vous y arrivez, cela peut ouvrir la voie à une série de commandes ou de contrats. Mais votre mécanisme interne vous interdit la réussite et vous vous y soumettez.
  • Le perfectionnisme : vous avez une idée de podcast. Vous avez tout le matériel performant, les sujets, la technicité. Vous vous écoutez sans cesse, vous trouvez toujours des imperfections à vos enregistrements, vous corrigez encore et encore. Tout doit être parfait, lisse, votre image et votre réputation en dépendent. Vous savez au fonds de vous que vous en faites trop, que votre projet est fin prêt et peut vous amener au succès, mais votre mécanisme interne vous interdit de « faire les choses à moitié ». 
  • Trouver des excuses qui justifient son inaction : vous n’aimez plus votre emploi, vous avez un projet entrepreneurial très innovant. Vous avez l’expertise et pouvez avoir l’accompagnement et le financement nécessaires. Mais votre mécanisme interne vous convainc que le marché est saturé, que vous serez un entrepreneur de plus, que la sécurité financière est importante, etc.

Il est important d’expliquer que l’auto-sabotage s’active lors des périodes de grands changements, quand on est en passe de vouloir enfin réaliser un grand projet, quand les opportunités sont enfin disponibles et que c’est le moment de faire des sauts très importants dans la vie.

Comment en arriver à bout?

  • Prendre conscience que les causes d’échec sont internes et non externes
  • Examiner son propre processus d’auto-sabotage : se rappeler des circonstances pendant lesquels l’auto-sabotage est rentré en action, les faits, les mots utilisés
  • Se questionner sur ses vrais besoins : des besoins enfouis, inavoués peuvent remonter à la surface et faire du désordre dans notre vie. Il importe de laisser remonter ses besoins, de les noter soigneusement et de déterminer comment les satisfaire
  • Se faire aider par des professionnels au besoin : thérapeutes, coaches, psychologues, etc.

Alors, chaque fois que vous passez à côté d’une opportunité ou que vous n’atteignez pas un objectif, questionnez-vous toujours si l’auto-sabotage n’y est pas passé?

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Mauvaise vendeuse, et pourtant, meilleure gestionnaire..

Dans la vie, il peut nous arriver de faire des rencontres très décisives, surtout pour notre carrière. Ces rencontres impactent aussi beaucoup notre développement personnel. Elles peuvent commencer de façon anodine, se révéler parfois amères ou difficiles, mais elles nous forgent.

Par ce billet, je veux rendre hommage à un leader visionnaire. Quoique j’étais rarement en accord avec lui, il a été comme une pierre qui a aiguisé ma personnalité professionnelle.

La sélection pour ce poste était ardue. Il fallait une équipe de 30 personnes. Au départ, nous étions plus de 300 candidats. Je me rappelais comme si c’était hier, de comment il fallait se frayer difficilement un chemin pour avancer dans la cour. Tout nouveau, tout beau. Tout le monde voulait sa place dans cette nouvelle structure. Le recrutement fut comme un chemin de croix, mais je n’ai jamais douté de ma résilience naturelle, et évidemment je fus parmi les personnes sélectionnées. Nous fûmes formés, coachés et mis en équipe. 

De la télévente en Afrique? Pour une cible en Europe? Quid des produits et services? du jamais vu pour nous autres. La plupart d’entre nous n’en avait aucune idée. Mais il fallait les vendre!

S’il y a une chose dont je suis capable, c’est de toujours reconnaître mes limites. Le meilleur argumentaire, les conseils de mon superviseur, les débriefes à chaud, rien n’y fit.

Je ne suis pas une vendeuse dans l’âme, je le savais; et mieux je savais que je trichais, que je gagnais juste du temps et que dans pas longtemps, je serai confrontée au fait que je n’étais point à ma place. Et ce ne fut effectivement pas long. Deux semaines, rien que deux semaines et je reçus lors d’un entretien, l’ultimatum de décrocher ma première vente au plus tard dans les deux jours à venir, au risque de rendre mon tablier. Si j’étais déprimée? NON! Plutôt soulagée. Mentir n’était pas mon fort, me mentir, encore moins. Pour moi, plus besoin de faire d’efforts, juste attendre deux jours car au fonds de moi, je savais qu’aucun miracle ne pouvait être fait.

Et pourtant, il y eut un miracle. Deux jours après, la mauvaise vendeuse a été promue gestionnaire!

Si j’étais étonnée? Un peu surprise sur le moment mais rapidement, j’ai pensé que c’était légitime. Qu’enfin, j’allais être à la place qui était naturellement mienne.

L’une des meilleures choses qui puisse vous arriver dans votre vie professionnelle, c’est de rencontrer une personne qui est capable de lire au-delà de l’image que vous voulez donner. Une personne qui peut comprendre qu’elle attend quelque chose de vous qui ne vous correspond pas, mais qu’il lui faut chercher à quoi vous pouvez lui être utile ou servir son entreprise autrement.

Très souvent, les recruteurs vous mettent vite à l’écart lorsque vous ne répondez pas aux compétences techniques immédiates recherchées pour un poste ou encore, vous ne cochez que 3 cases sur 10, pas d’expériences dans le domaine, et quoi encore?

Et pourtant, le temps que l’on met à rechercher cette personne faite sur mesure, peut bien servir à encadrer et coacher une personne « disposée » mentalement à occuper le poste.

Comment une mauvaise vendeuse à été pendant un long moment l’une des meilleurs gestionnaires de l’entreprise?

Pour mon cas, si je me permets de repenser à ces moments qui n’étaient pas des plus faciles, ce qui m’a permis de tenir en premier lieu était le contrat moral.

Quand vous donnez à une personne sa chance, vous faites un genre de contrat moral avec cette personne.

Une personne qui reçoit une promotion inattendue travaille trois fois plus qu’une personne qui croit la mériter.

On peut appeler cela de la reconnaissance si l’on veut, mais quand un défi se dressait sur mon chemin, je trouvais la force de le relever en pensant à la confiance qui a été placée en ma personne.

Et parce qu’on veut être à la hauteur de la tâche, on est obligé d’aller chercher constamment les outils nécessaires pour réussir la mission. On se fait entourer des gens dont on a besoin, on lie des alliances utiles et nécessaires, en bref, on développe sans le vouloir, une forme de jeu politique très subtile pour être toujours à la hauteur des résultats.

Ce qui m’a permis aussi de réussir? La légitimité. En effet, m’avoir nommée superviseure était un acte légitime dans mon esprit.

Il est bien de connaître sa réelle valeur et quand vous pensez être à la place qui est la vôtre, travailler devient une passion. Il n’y a pas pire employé que celui qui pense ne pas être à sa place.

Mais la légitimité n’est pas synonyme d’orgueil ou encore d’ego démesuré. Devant mon patron ce jour, je n’ai pas dit « oui je le mérite ». Mais au fur et à mesure qu’il me faisait la description des tâches qui seraient désormais miennes, je sentais une forme de symbiose avec mes besoins personnels en matière d’emploi. Je me disais intérieurement que j’étais bien apte à faire ces choses que celles qui m’avaient été confiées au départ. J’étais soulagée qu’enfin, on m’offre l’opportunité d’exprimer mes compétences et mes qualités et surtout de servir adéquatement cette entreprise. Je fusionnais littéralement avec ce poste.

Ce que je n’ai pas aimé le plus? Me découvrir.

Une personne qui a confiance en elle, est naturellement une personne de pouvoir. Car elle sait utiliser tous les leviers de pouvoirs en sa possession pour atteindre ses objectifs. Alors quand vous lui donner encore plus de pouvoir, veillez à l’accompagner, sinon la première personne qu’elle peut détruire est elle-même.

Comment peut-on servir les intérêts de son entreprise (une entreprise dont la culture est basée sur les résultats, le travail axé sur les compétences et dont le social est presque inexistant), et servir les intérêts des humains qui la composent, qui eux, sont parfois aux antipodes de ceux de leur employeur?

Apprendre à danser entre deux chaises, faire des conciliations, encadrer les uns, affronter les autres, voici ce qu’ont été certains de mes apprentissages pendant cette période.

Comment rester soi quand on a un caractère bien trempé, quand on ne compte que sur ses compétences, on refuse de lécher les bottes du patron, de poignarder ses co-équipiers, de ne pas faire du favoritisme? Et qu’on reçoit aussi beaucoup de coups inattendus? Dormir chaque jour le cœur léger et surtout ne pas craquer quand tout va mal et tenir la tête haute face à la critique?

Aucun leader ne peut briller seul, comme un phare dans la nuit. Il doit croiser sur son chemin celui qui va le révéler au monde et surtout, être au bon endroit au bon moment. Sans suiveurs, point de leader. Vous aurez beau avoir toutes les compétences requises, si personne ne croit en vous, vous n’aurez peut-être jamais l’opportunité de prouver ce que vous valez.

Ici, je passe le relais. C’est à ton tour d’honorer aujourd’hui une personne qui t’a tendu la perche. Qu’elle soit longue ou courte, qu’elle ait été sucrée ou amère, tant qu’elle t’a aidé à devenir une meilleure version de toi-même et prouver aux autres ce que tu vaux, il est temps d’admettre que tu as eu de la chance…

Avec toute ma gratitude à ces personnes qui m’ont professionnellement forgée, de gré, de force, dans l’amabilité comme dans l’adversité.

Lüella A

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Intelligence émotionnelle: Où en êtes-vous?

Vous êtes probablement plus intelligent.e que vous ne le pensez…

De plus en plus, on parle de développer son intelligence émotionnelle.

Comment la définir ? Comment la développer et pourquoi ?

L’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité à reconnaître ses propres sentiments et ceux des autres.

Avoir la capacité de s’auto-motiver, et de bien gérer ses propres émotions et ses interactions avec celles des autres.

Selon Daniel Goleman, il s’agit de “la capacité à reconnaître des émotions, les identifier, et les gérer de façon appropriée dans un contexte donné”.

Cela étant, plusieurs personnes possèdent une intelligence émotionnelle très développée et utilisent de façon adéquate les compétences qu’elle requiert sans même le savoir. Car longtemps, on ne nous a parlé que d’une seule forme d’intelligence et tout le monde ne se mesure qu’à ce seul baromètre.

Quatre étapes pour cerner notre intelligence émotionnelle :

1. Identifier ses propres émotions : savoir prendre conscience de ce qui se passe en soi ; pouvoir mettre un mot sur ce que l’on ressent : faire un état des lieux de son état émotionnel : en quoi cette situation me touche-t-elle particulièrement ? Quelle émotion suscite-t-elle en moi ? Est-ce la joie ? La colère, la tristesse, la confusion ? Quel lien puis-je établir entre cette situation et ce que je ressens ?

À cette étape, une chose importante : se faire confiance et surtout être intègre avec soi-même ; accueillir les émotions négatives comme la jalousie, l’envie, l’avidité, etc avec beaucoup d’indulgence. Reconnaître ses émotions sans jugement de soi et chercher à les comprendre.

2. Se réguler : prendre conscience de ses émotions et s’accorder du temps avant de réagir. À cette étape, vous devez apprendre à discipliner votre mental et focaliser vos pensées sur la meilleure situation que vous auriez souhaitée. Plusieurs outils comme la méditation, la respiration abdominale, ou encore la communication non violente (CNV) et autres peuvent vous être utiles. Vous pouvez vous appuyer sur vos expériences passées, vous souvenir de la manière dont vous vous êtes sorti. e admirablement de situations similaires.

3. Développer l’empathie : avoir la capacité de percevoir ce que ressentent les autres, essayer de comprendre leur point de vue et de pouvoir se mettre à leur place sans se départir de soi-même. C’est une aptitude personnelle très capitale. Les personnes empathiques sont très douées pour vite capter naturellement les signaux sociaux et anticiper certaines situations qui amènent des crises.

4. Développer ses aptitudes sociales : comment gérer ses émotions avec les autres ? Comment les utilisez-vous dans ses relations ? Comment les combiner avec ses compétences pour atteindre ses objectifs ? Pour réussir cette étape, il faut être attentif à son comportement, ses gestes, ses postures. Prendre du recul et observer ses actions et ses choix en lien avec les émotions et comprendre son propre fonctionnement.

Les émotions sont de bonnes choses. Qu’elles soient positives ou négatives, il faut apprendre à les accueillir avec bienveillance et chercher à comprendre leur bien-fondé. Elles nous donnent des indications sur nos besoins, leur satisfaction, et sur ce que nous désirons.

Une petite précision très importante :

Les émotions sont des réactions physiologiques qui durent quelques minutes, voire quelques secondes. Elles sont immédiates et de courte durée.

Les sentiments, eux, sont des états affectifs durables qui sont liés à la représentation que l’on se fait d’une situation ou nos pensées qui font durer le sentiment. Un sentiment peut persister toute une vie.

Les sensations sont des informations procurées par nos différents sens quand nous vivons une situation et à travers notre corps : (la gorge nouée, le cœur qui bat, les fourmis dans les jambes, etc.).

Il n’y a aucune honte à les admettre ses émotions. La peur peut être le message que vous avez besoin d’amour ou encore la colère peut être un puissant levier de réussite. Il vous appartient de savoir les exploiter pour réussir dans vos relations comme vos objectifs.

Alors, comment te sens-tu?

Que ressens-tu?

Veux-tu en parler?

Tu peux toujours m’écrire afin qu’on en discute.

Avec toute ma bienveillance,

Luella A

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La boîte à outils professionnelle, et si on en parlait ?

Dans la plupart des corporations de métiers d’artisan, le premier cadeau qu’on offre à un apprenti qui devient compagnon est une boîte à outils…

Pourquoi l’électricien, le menuisier, ou encore le maçon ne peut-il se déplacer sans sa boîte à outils ? Alors que le professionnel, l’intellectuel non ?

En fait, l’une des plus grosses erreurs que l’école fait est de nous faire croire que ses apprentissages sont suffisants pour nous outiller dans l’immense aventure de la carrière.

Avec pour seul bagage notre diplôme, nous entrons dans la vie professionnelle totalement démuni.e, sans savoir que nous devons nous appuyer constamment, et surtout utiliser divers outils pour faire notre travail.

Constituer une boîte à outils doit devenir un réflexe pour tout bon professionnel. Mais comment la mettre en place ? Quels sont les différents outils à y mettre, où aller les chercher et surtout comment les disposer et quelles sont leur fonction ?

1. Boîte à outils, coffre à outils

Traditionnellement, la boîte à outils est une caisse contenant le nécessaire pour fabriquer, entretenir, réparer des objets, du matériel ou une construction. Chaque boîte à outils est adaptée à un type de domaine spécifique.

Ainsi, si nous retrouvons la truelle et l’équerre chez le maçon et la scie et les clous chez un menuisier, il est normal de se demander que peut contenir une boîte à outils pour professionnel intellectuel.

Il est totalement ignorant de croire que parce qu’on ne fait pas un métier manuel, on n’aura pas besoin de s’appuyer sur du matériel pour exercer sa carrière. Autant le contenu de la boîte à outils s’adapte à chaque type d’artisan, autant chacun de nous devait constituer sa propre boîte selon sa profession, ses tâches et les résultats attendus.

Ne vous attendez donc pas à trouver un coffre sur mesure dans une librairie ou encore boutique spécialisée. Deux avocats peuvent avoir des boîtes à outils différents, dépendamment de leur domaine d’activités et de leurs tâches. Certains outils peuvent être identiques, mais la majorité des autres revient du choix personnel.

2. Que peut contenir une boîte à outils professionnelle ?

a) La bible de la profession : Dans la plupart des professions, il existe un manuel, un livre ou encore un genre de recueil qui recense les grandes lignes de la pratique. Il sert souvent de référence dans les actes à poser et sortant dans plusieurs cas (avocat, comptable, fiscaliste etc.) à se protéger de la loi et éviter les fautes graves. Par exemple, chez un traducteur, on trouvera un dictionnaire de langues, chez un avocat, tous les livres de code, les tables d’impôt pour un fiscaliste, divers manuels de référence chez le professeur etc.

b) Un procédurier : Si vous n’en avez pas, je vous suggère fortement de le mettre en place. Le procédurier est un manuel ou un document dans lequel on recense toutes les étapes de traitement d’un dossier ou encore les étapes ordonnancées d’exécution des tâches. Certaines tâches peuvent être répétitives, mais pour plusieurs dossiers, on peut utiliser des pratiques spécifiques au dossier, adaptées au client ou au fournisseur, selon l’espace géographique ou encore selon les moyens utilisés. Le procédurier assure la continuité de votre entreprise et du poste. Cela évite aussi que les méthodes de travail restent connues uniquement de certaines personnes qui peuvent prendre en otage l’entreprise. Il sert aussi à faire les transferts de compétences. Et à construire la “marque employeur” de votre entreprise. 

c) Vos favoris : À l’ère numérique actuelle, nous consultons au quotidien des sites Internet, des espaces numériques pour avoir des informations, remplir des formulaires, ou encore nous former. Ajouter les adresses et liens de ces sites dans vos favoris vous aide à y accéder n’importe où et n’importe quand tant que vous avez accès à votre profil.

d) Votre agenda ou rétro planning de tâches ou tout autre support de rappel : qui vous permet d’organiser votre semaine ou journée de travail. L’efficacité professionnelle passe par une organisation rigoureuse de ses tâches ou de sa journée professionnelle. Certaines personnes sont encore à la méthode traditionnelle des agendas en papier. D’autres utilisent un agenda électronique ou si vous avez un peu d’aptitude en gestion de projet comme moi, un fichier Excel de rétro planning avec date, temps d’exécution, personnes en interaction, date de livraison et livrables. Chacun fait selon ses moyens, mais cet outil est indispensable. Non seulement il vous guide dans votre quotidien, mais il peut vous servir plus tard à préparer votre bilan annuel et prouver que vous méritez une augmentation salariale ou une promotion.

e) Votre carnet de contacts : Quand on travaille dans un domaine spécifique, on est en relation avec plusieurs acteurs aussi bien en amont comme en aval de votre secteur : des fournisseurs d’accès, des fournisseurs de services, des prestataires, des agents des services publics. Avoir un carnet d’adresses riche ouvre des portes, ce n’est un secret pour personne. Mais la plupart des gens pensent qu’il faut forcément connaitre des personnes influentes avant de prétendre avoir des contacts. Retenez ceci : un concierge répond bien vite et rend service mieux qu’un PDG.

f) Le “truc d’initié” : C’est cet outil que vous avez acquis par votre propre apprentissage ou expérience et qui vous distingue de la pratique des autres collègues. Cela peut être un sourire, votre manière de négocier, votre force de conciliation, bref cette force que vous sortez au moment fatidique et qui vous permet d’avancer sur les dossiers les plus difficiles.

g) Conseils de pro : Dans votre secteur, certains se sont fait un nom. Ils ont réussi tellement bien qu’ils sont devenus des références. Ils donnent souvent le secret de leur réussite. Notez-le quelque part et prenez ensemble sur eux.

h) Autres : ajouter ici tout autre outil que vous utilisez au quotidien dans votre pratique. Que vous pensez être un super précieux pour avancer dans vos tâches!

Quels sont les outils que vous comptez mettre dans votre boîte à outils ?

Je suis curieuse de savoir, prenez un moment pour le partager avec moi.

Que la lumière de Pâques jaillisse en chacun de vous.

Je reste en union et en retrait avec mes abonnés musulmans pour le prochain mois de jeûne qui démarre bientôt.

Fiat Lux

Lüella A.

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Femmes, vous êtes naturellement au dessus des hommes…

Quel moment propice pour parler de la femme que ce mois de mars ! 

Je profite de cet article pour souhaiter bonne fête à toutes les femmes du monde entier.

Comme il existe plusieurs tribunes pour défendre les droits de la femme, je ne les répèterai pas. Ce mois de mars, j’ai décidé de parler deux choses: D’abord me présenter et me dévoiler à vous, et ensuite, parler du pouvoir de la femme.

Cela fait bientôt un an que j’ai décidé unilatéralement de vous partager mes idées de façon mensuelle. Je ne suis pas une femme publique, je ne suis pas une journaliste ou une de ces blogueuses ou influenceuses qui font la pluie et le beau temps sur les réseaux sociaux. Qui parle d’elles à longueur de journée, et qui vous partage leur quotidien aussi fabuleux que dramatique parfois. 

Je m’appelle Lüella A. Fille, mère (de deux leaders en développement), épouse, sœur, amie, conseillère, parfois coach, je suis une femme et aujourd’hui je me célèbre. Je me définis comme une multipotentielle, intéressée par plusieurs domaines comme la psychologie, la philosophie, le management, l’éducation des jeunes, la politique et la culture en générale. Il m’arrive de me plaindre, mais au fonds de moi, je sais que je suis une vraie chanceuse. Fine observatrice de la vie, et grande analyste, j’ai décidé de partager mes opinions avec vous, en essayant de laisser de temps en temps un peu de mon expérience dans mes pensées. Quand je n’ai pas une opportunité, je la crée. Ceci est donc mon espace et je vous remercie de me lire.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu du pouvoir. Je ne peux pas dire comment, mais j’ai commencé à en prendre la mesure très tôt (8 ou 9 ans). Cela fait un moment que j’avais envie d’en parler, c’est un sujet qui me fascine beaucoup. Mais parler du pouvoir de la femme n’est pas facile. Il faut trouver les mots justes, il ne faut pas tomber dans des propos féministes pour ne pas braquer plus d’un, il faut se mettre au-dessus de certaines susceptibilités et subjectivités. Je parle du pouvoir dans toutes ses dimensions, car une femme de pouvoir l’est souvent dans toutes les sphères de sa vie.

  1. Le pouvoir n’est pas toujours là où nous le pensons :

Le pouvoir est défini comme la capacité de faire quelque chose, avoir l’autorité de pouvoir prendre des décisions ou faire passer ses idées. D’influencer positivement les gens autour de soi, et les conduire dans une direction donnée. Le pouvoir est souvent officiel. Il vient avec une nomination, une élection, une désignation. Dans ce processus, un grand nombre donne le droit à une seule personne ou un groupe de personnes, de décider à leur place. Bien que cette forme de pouvoir soit la plus connue, elle n’est pas toujours le vrai pouvoir. Le vrai pouvoir est celui qui est invisible, silencieux, subtil, le pouvoir officieux. Souvent, ce type de pouvoir est détenu par des proches de celui qui a le pouvoir officiel. Sa mère, son épouse ou son époux, ses sœurs, une amie de longue date, un conseiller. Aussi étonnamment que cela puisse paraître, ce pouvoir est détenu le plus souvent par des femmes. Mais malheureusement, elles ignorent la chance qu’elles ont, car elles nourrissent souvent leurs émotions par le pouvoir officieux qu’elles détiennent parfois sans même le réaliser.

2. Comment déterminer que l’on a du pouvoir ?

Le pouvoir officiel est affiché et connu de tous. Mais, pas celui officieux. Comment savons-nous que nous avons du pouvoir ? Et comment une enfant de 9 ans comme moi a-t-elle pu prendre la mesure de son pouvoir et peut l’affirmer avec force plus d’une trentaine d’années plus tard ?

Quand vous commencez à réaliser que vos paroles ont des impacts sur des situations, que vos gestes et actes sont facilement reproduits par votre entourage, que le groupe se retourne spontanément vers vous pour gérer une situation, la faire évoluer ou la faire cesser, alors vous avez du pouvoir. D’ailleurs, les gens qui ont du pouvoir, n’aiment pas forcément se mettre de l’avant. Ils préfèrent rester dans l’ombre et exercer leur pouvoir.

Les femmes ont naturellement du pouvoir. Dans toutes les situations, elles dominent naturellement : que ce soit pour porter la vie, décider de la faire aboutir ou la faire arrêter, pour élever un enfant, nourrir son homme et tenir sa maison, le pouvoir de la femme est énorme. Si aujourd’hui, elles le réclament haut, c’est peut-être parce qu’elles n’en ont jamais pris la mesure. Quand vous n’êtes pas conscient de votre pouvoir, il vous échappe. Et pour le reprendre, il faut se battre longtemps.

3. Le pouvoir est dangereux

Le pouvoir ne peut se détacher de la notion de conscience. Il existe plusieurs stades de conscience (du traditionnel au stade expert). Que le pouvoir soit officiel ou officieux, il est important que la personne qui le détient dans votre entourage ait un stade de conscience assez élevé. Être à un stade de conscience élevé nous permet de prendre de la hauteur dans les situations où nos propres intérêts sont en jeu, de faire ce qui est juste, et ce, pour le bien du plus grand nombre. Le pouvoir tombe vite dans la manipulation. Quand vous avez des conseils à donner, des décisions à prendre et que ces choses vont impacter des vies, c’est alors que l’éthique et la morale rentrent en ligne de compte. Rappelez-vous que le pouvoir n’est pas toujours avoir un titre ou des responsabilités publics : le pouvoir, c’est influencer des décisions par des conseils, guider les gens qui se tournent vers vous quand ils sont perdus, décider de l’avenir de vos enfants, des projets de votre ménage, bref, toutes ces décisions qui peuvent changer le cours d’une vie.

4. Femme, quels sont les outils qui nourrissent et renforcent ton pouvoir, surtout dans l’arène professionnelle ?

La femme a des alliés naturels de pouvoir comme l’intuition et la créativité. L’intuition est cette forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement, ce sentiment de conviction de ce qu’on ne peut pourtant vérifier et qui n’existe pas. La femme a cet outil en plus que l’homme. Quand elle apprend à bien se connaître, elle apprend à écouter son cœur et dans les situations complexes, elle peut avoir des réponses avant les hommes. Son intuition la guide inexorablement dans la bonne direction, comme quand elle a été mère pour la première fois. À cela, il faut ajouter la créativité. Cette capacité de pouvoir générer quelque chose à partir du néant, d’improviser dans des situations inattendues, prendre le contrôle dans les moments de cacophonie et tout arranger, ces choses sont des atouts purement féminins.

5. Malgré tout ce pouvoir, qu’est-ce qui bloque la femme?

Pourquoi le fameux plafond de verre existe-t-il toujours alors ? Pourquoi à compétences égales, diplômes égaux, la femme a-t-elle du mal à s’imposer dans l’arène professionnel ?

Simplement parce qu’elle pense qu’elle doit laisser ses atouts féminins à la maison. Le système patriarcal dans lequel nous évoluons lui a toujours faire croire qu’elle ne doit utiliser que son énergie masculine pour égaler les hommes, faire appel à son énergie féminine est signe de faiblesse. 

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi certains corps de métiers comme les assistantes de directions, les infirmières, ont plus de succès et surtout arrivent à contrôler totalement leur hiérarchie masculine ? Parce qu’elles utilisent à plein temps le féminin qui est en elles : elles sourient, elles inventent, elles créent, elles utilisent leur intuition pour sortir leur patron de plusieurs situations.

Femmes, vous avez la responsabilité de prendre en main votre pouvoir, de le légitimer et de le pratiquer. Attention, ce, pour le bien de tous et non seulement pour servir vos intérêts. Car vous y gagnez plus quand un grand nombre en bénéficie, surtout vos mères, vos sœurs, vos amies et vos filles. Les femmes enfantent des nations, les Hommes les bâtissent.

Mesdames, vous n’avez pas à égaler les hommes. Naturellement, vous êtes au-dessus d’eux. Vous avez en vous non seulement leur énergie, mais en plus la vôtre. Soyez pleinement vous !

N’oubliez pas de vous abonner à notre page Instagram @carriereenjeux.

Bon mois de mars à vous et que la lumière soit notre partage !

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Votre bonne volonté n’exclut pas les péripéties

Suite à mon article du mois passé, certains d’entre vous ont réagi et m’ont fait part de leur expérience de recherche de mentors.

J’en étais touchée, car personnellement, mon parcours était presque pareil, et à ce jour, je peux dire sans honte que je n’ai toujours pas de mentor.e officiel.le. Et pourtant, ce n’est pas faute d’en avoir cherché.

L’article s’est résumé à expliquer l’importance d’un.e mentor.e, comment choisir et quels critères doivent nous guider. Mais j’ai omis de parler de certaines péripéties et du flot de sentiments négatifs que cela peut susciter ainsi que les éventuelles déceptions. Je me fais alors un honneur de développer cette partie dans cet article.

Trouver un mentor qui matche avec vous n’est pas toujours évident.

Dans ma démarche d’intégrer la société des psychologues du travail et des organisations du Québec, l’ordre professionnel m’a imposé de trouver un.e mentor.e. 

Dans un travail minutieux d’appariement, j’ai été mise en contact avec une personne d’expérience. Après notre première discussion, elle s’est dessaisie de mon dossier. Quand j’ai poussé un peu plus loin mon enquête, j’ai appris « qu’elle ne se sentait pas capable de m’apporter de la valeur ajoutée. » Puis on m’assigna une autre, qui, elle oubliait tous nos rendez-vous ou faisait décrocher son téléphone soit par sa petite fille ou son mari. Enfin vint un autre, qui me demanda de lui faire de la prospection au téléphone toute la journée pour lui trouver un appareil orthopédique moins cher (aucun lien avec la mission) bref.

  1. Un.e mentor.e n’est pas toujours accessible

Il peut nous arriver d’admirer une personne, de vouloir lui ressembler, de vouloir nous faire coacher par cette personne, mais qu’elle nous semble si inaccessible ! L’inaccessibilité peut être causée par la position socio-professionnelle de la personne, car une personnalité publique ou politique, ou encore la position géographique (Michelle Obama, Oprah Winfrey). C’est souvent le type de mentorat qui modèle la jeunesse : les stars de télé, de cinéma, de sport, etc. Dans ce cas, point de frustration, nous étions conscients au départ que seules les actualités sur la vie de cette personne puissent nous guider ou inspirer. 

Mais il arrive bien souvent que la personne soit pourtant proche de nous, parfois même un patron, ou encore accessible juste par personne intermédiaire, mais, se « rend inaccessible ». Ce type de personne qui sait qu’elle suscite de l’admiration, mais dont le succès gonfle l’égo et qui pense que partager, coacher, parrainer ou encore se rendre accessible est comme une forme d’humiliation. Il ne vous le dit pas, mais vous le voyez et le lisez dans ses gestes. Il ignore votre demande, évite de vous rencontrer ou feint de comprendre : Cette personne ne mérite pas d’être votre mentor.

2. Une personne qui est glaciale, ou indifférente ne mérite pas d’être votre mentor.e

J’appréciais beaucoup une professeure de mathématiques à l’Université. En elle, je revoyais toute la rigueur de mon éducation, je voyais une mère accomplie, une femme intelligente et surtout, une personne qui restait elle-même malgré toutes les critiques du milieu. Je n’ai pas pu être son étudiante, mais la loi d’attraction nous a réunis après dans un comité de travail puis dernièrement sur un forum d’orientation académique. Cette personne, malgré que toute mon admiration demeure pour elle, ne méritait plus définitivement d’être mon mentor. J’avais compris qu’elle reconnaissait mon esprit brillant, mais a vraiment du mal à me l’exprimer et le reconnaître publiquement. Je l’ai contacté en privé après, et quoiqu’ayant lu mes messages, n’a jamais daigné y répondre. Un.e vrai.e leader est humble. Un.e vrai.e leader reconnait les personnes comme lui.elle, sinon il.elle ne l’est pas. Ce type de déception est très courante surtout avec les vrai.e.s intellectuel.les. Ils. elles prennent la connaissance pour leur apanage et semblent presque jaloux.ses de voir que d’autres personnes sont capables d’en acquérir comme eux.

3. Une personne qui a peur de la concurrence ne peut être un bon mentor.

Cela peut arriver et cela arrive très souvent dans le milieu des affaires ou encore des corps professionnels ayant des ordres : médecin, avocat, notaire, architecte. Ce type de personnes ayant déjà réussi dans le métier, très inspirantes pour les juniors et qui sait détecter les vrais talents. Dès que cette personne vous voit, dès qu’elle prend la mesure de votre potentiel, elle a peur de vous. Cette personne revoit en vous, la personne qu’elle a été, et projette déjà ce que vous allez devenir après son mentorat. Plus accompli.e, plus connu.e, plus réussi.e sans doute. Et laissant son égo parler, elle vous évite ou pire, peut vous fermer les portes dès le départ. Fuyez sans regret ce type d’individu.

4. Que peut-il advenir entre un mentor homme et une femme ? Quid du sexe ?

La grande question ! et la vraie qui arrête souvent les femmes à demander l’aide des hommes déjà accomplis, surtout dans le milieu professionnel africain, ou le harcèlement sexuel est encore un sujet tabou. 80 % des hommes ayant du pouvoir et de l’influence veulent toujours abuser sexuellement de leur protégée dans le milieu professionnel. Pire, les femmes qui ont réussi n’ont aucun plaisir à voir leur sœur faire de même. Bonjour la sororité !

Pour clore ce chapitre, je vais vous parler de mon premier patron, qui je le sais au fonds de mon cœur, a fait de moi la vraie professionnelle que je suis devenue. Un homme de la vieille école, qui a réussi dans les affaires, qu’on dit ne laisser passer aucune femme (et c’est l’ignoble vérité), grand coureur, riche, et très influent. Je ne puis dire par quelle magie je n’ai jamais été sa victime, mais je pense que c’est cette même magie qui m’a permis de toujours entretenir d’excellentes relations avec tous mes professeurs hommes sans jamais eu de problèmes. En lui, j’ai vu un père, et ce fut le premier qui m’a dit que « j’étais née cheffe, j’étais née pour diriger, j’étais née pour dominer ». Il me le répétait sans cesse de sorte que 18 ans après, j’y crois comme fer. Mais peu de gens l’ayant côtoyé ont gardé de bons souvenirs, homme comme femme. Il était d’une cruauté sans bornes, et pouvait briser votre carrière parce que vous lui avez résisté. 

Trouver un mentor peut être un vrai chemin de croix. Il y a tellement de cas, mais l’essentiel du message se résume à ceci : « trouver un mentor ne doit pas être un acte de force ». Parfois, vous le découvrez sans le chercher, ou encore, c’est après avoir fini toute relation avec cette personne que vous mesurez son impact sur votre vie. Tout ce qui construit et qui est positif vient sans effort.

Refusez toute relation qui vous met dans des situations humiliantes ou toute personne aussi admirable soit-elle, place son égo au-dessus de votre relation.

Soyez-vous ! Vous en inspirerez alors d’autres.

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2021, renaissons de nos cendres…

Les bouleversements de 2020 vont-ils nous empêcher de désirer le meilleur pour cette nouvelle année ?

Je déclare 2021l’année de la renaissance. Inutile de rappeler ici tous les bouleversements que nous avons connus tout au long des 12 derniers mois. Nous avons tous été impactés d’une quelconque manière. Mais comme j’ai aimé le dire, il fallait ces choses pour que chacun se rappelle sa mission et l’essentiel dans sa vie. Nous allons alors renaître en 2021. Tous les projets retardés, toutes les démarches annulées, les voyages, et autres impératifs reportés. Nous allons reprendre le train en marche de plus belle.

Il m’est toujours difficile de formuler mes vœux chaque nouvelle année. L’expérience et la vie m’ont appris que le plus grand des vœux est la santé. Et l’année qui vient de se terminer n’a pas cessé de nous le prouver.

Mais comment une personne frétillante de projets comme moi, avec de nouvelles idées qui germent chaque minute, peut-elle s’en tenir à un seul vœu ? 

Je veux donc que vos souhaits intimes et vos projets les plus secrets trouvent des voies de se réaliser cette année. Tout au moins, que le processus s’enclenche réellement. Que vous ayez le cœur exalté, les yeux pétillants, les bonnes personnes pour vous accompagner et les meilleurs pour vous distiller l’amour et la foi dont toute personne a besoin pour réussir.

La vie nous donne toujours l’opportunité de reprendre les choses d’une autre manière. Oui, nous avons le pouvoir et la liberté de décider que cette année, nous allons changer quelque chose dans notre vie. Que ce soit sur le plan personnel, émotionnel, amical, ou encore professionnel. L’année doit être une année de liberté : liberté dans nos choix, liberté dans nos actions dans un processus d’amélioration continue.

Je déteste faire des listes de souhaits, d’impératifs et de projets à réaliser. Faire des plans oui, mais toujours laisser une marge pour les changements dans sa planification

Sortez de la peur. Osez l’inconfort. Pour ma part, j’ai décidé de m’investir un peu plus sur Instagram. Mon compte passif, qui me servait à scruter les tendances du réseau et analyser le marché de la gestion de carrière va renaître en 2021. Un défi dites-vous ? De grande taille, je vous répondrai. Je suis beaucoup à l’aise à conseiller dans l’ombre que de me mettre en avant. Mais une personne bienveillante a su me convaincre qu’il y a un espace inoccupé que je dois remplir là-bas. Je compte donc beaucoup sur votre soutien pour mon compte Instagram : @carriereenjeux.

Pour finir, en 2021, soyons ouverts à tous les changements. 

Que l’année soit belle.

Fiat Lux !

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La théorie des personnalités…

Voir décembre 2020 mérite une grande note de gratitude envers l’Univers. Quiconque a vécu cette année, s’est demandé, si décembre aller le trouver en excellente santé. Entre pandémie, mauvaises nouvelles, décès de proches et de personnalités, posons-nous donc une minute et exprimons notre gratitude.

Je finis donc cette année en abordant un phénomène qui prend beaucoup de dimension ces dernières années : les tests de personnalité.
Ceci est une bonne chose d’ailleurs. Mais, qui ne manque pas d’avoir des conséquences aussi.

J’avoue que je me suis sentie en retard sur le traitement de ce sujet. J’aurais voulu le proposer tout au départ, quand je vous ai soumis des fiches techniques pour mieux vous connaître et surtout cerner vos besoins professionnels. Ainsi, j’ai décidé de me rattraper ce mois-ci afin de finir l’année avec une meilleure connaissance de soi.

Vous avez certainement déjà fait un test de personnalité ; le plus basique sur Internet est le très célèbre MBTI, simplifié au « test des 16 personnalités ». Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le faire, je vous suggère de vous prêter à l’exercice au www.16personalities.com

Et il y a en bien d’autres encore. Ils sont plus complexes, plus précis et plus adaptés selon les situations et les résultats que l’on vise. Que cela soit traduit par des couleurs, des lettres de l’alphabet, des animaux symboliques, des chiffres croissants ou décroissants, une chose est sûre, le monde n’a jamais été aussi intéressé pendant ce siècle à mieux cerner les personnalités. 

Quels sont les avantages de se soumettre à un test de personnalité ?
Même si leur administration n’est pas faite dans les cadres légaux et définis (cabinets de psychologie, cabinets de recrutement, experts en personnalité), même si leur interprétation n’est pas toujours complète, ou est sujette à des subjectivités, la mise à disposition du public de ces outils a eu au moins pour avantage d’aider les gens à mieux se découvrir. Cela ne signifie pas que cela fait toujours plaisir. Se voir dévoiler ses faiblesses ou encore se voir cantonner dans des disciplines professionnelles que l’on n’aime pas, s’entendre dire que nous ne sommes pas assez bons pour travailler dans le domaine de notre rêve peut faire très mal. Mais il normalise un certain discours sur les traits de personnalité et surtout démystifie un certain langage que seuls les psychologues ou personnes alliées dans ce genre de domaine pouvaient utiliser. Il nous apprend à nous définir, à mettre des mots sur nos traits de caractère et nous identifier à une certaine catégorie de personnes donnée.

Mais où se situe donc le danger ?

A contrario, ces tests peuvent nous mettre dans des cases données et renforcer les biais. Supposons qu’un.e ami.e vous envoie un test de personnalité à faire. Son intention est pure et innocente. Il n’a l’unique désir que de mieux vous connaître et pourquoi pas, approfondir votre relation. Mais malheureusement, vous savez que cet.te ami.e est un peu susceptible, et a tendance à vite cataloguer les gens selon ce qu’il.elle entend d’eux ou ressent sur le moment. Faire ce test peut fragiliser votre relation. Tout le monde n’a pas les compétences nécessaires pour interpréter un test de personnalité et surtout prendre de la hauteur face à sa lecture. D’autres étant plus rusé.es sont capables de répondre en fonction des résultats que l’on attend d’eux. 
Voici donc le premier danger : « avec un peu de connaissance et d’intelligence, on peut modifier nos réponses et paraître ce que nous ne sommes pas ». Le discernement et l’éthique sont donc deux facteurs essentiels au traitement adéquat des résultats. L’autre danger plus évident est que plusieurs professionnels peuvent se baser sur ces résultats et écarter de bons candidats, qui ne le paraissent pas au prime abord.
Certains traits de personnalité se développent à force de pratique. Les traits de personnalité sont comme des muscles, soit ils sont pratiqués et se développent ou soit ils ne le sont pas et s’atrophient. Dépendamment de notre environnement, de notre profession et des personnalités que nous fréquentons sur le moment, les challenges que nous rencontrons, les épreuves qui nous frappent ou encore le bonheur qu’on nous sert, notre personnalité se module au fil des temps et des circonstances.
Évidemment, certains caractères sont innés, et n’oublions pas la génétique, les astres, et tous les divers éléments qui peuvent forger le caractère ou la personnalité des uns et des autres.
Et c’est d’ailleurs à juste titre que certains traits de caractère reviennent, quel que soit le test que l’on effectue.

Et vous ? Y croyiez-vous ? 

Quel est votre trait de personnalité ?

Je suis disponible pour discuter avec vous de vos résultats, quel que soit le test de personnalité que vous avez fait.

Finir l’année sur une note plus juste de soi, ce n’est pas plus mal n’est-ce pas ?

Je vous souhaite de finir ce mois en paix, en santé et surtout avec un bon moral.
Nous ne pouvons prédire l’avenir, mais nous pouvons l’écrire tels que nous le souhaitons, un jour à la fois.

Recevez mes meilleures pensées, en vous et autour de vous.

Fiat Lux !

Luella.

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S’aligner…

À cette veille de rentrée, nous ne rentrons pas seulement nos enfants.
C’est également la rentrée professionnelle. C’est le moment où les planifications vont bon train, les budgets de l’année suivante sont votés et les plans stratégiques mis sur la table.
Pour certains surtout les plus jeunes, c’est un tournant dans leur vie professionnelle, car soit, ils commencent un stage en entreprise ou cherchent un nouvel emploi.
Pour les habitués sur le marché de travail, cette énième rentrée est l’occasion de se demander si l’on est vraiment aligné professionnellement.

Qu’est-ce l’alignement professionnel ?

Souvent, on comprend mieux ce qu’on veut en identifiant ce qu’on ne veut pas. Alors je dirai qu’est-ce ne pas être aligné professionnellement?

Quelques petits signes que nous percevons dans notre vie quotidienne peuvent nous mettre en alerte comme :

  • Se réveiller chaque matin encore plus fatigué•e et sans trop de motivation pour démarrer la journée
  • Ne pas avancer dans ses projets malgré tous ses efforts
  • Trouver que son quotidien et même sa vie manquent de sens
  • Avoir l’impression de jouer un rôle aussi bien dans votre vie personnelle, sociale que professionnelle.
  • Subir certains évènements comme tomber malade à la veille d’une formation à laquelle on n’avait pas envie de participer au départ,
  • Etc.

S’aligner commence par s’écouter soi-même. Dans nos précédentes parutions, nous avons appris à nous découvrir, prémices de l’alignement de soi. Il est alors temps de s’écouter.
Écouter ses émotions, ses besoins, ses limites. Se connecter avec son Moi intérieur, et commencer à établir le lien entre ses émotions à ses envies, se résoudre à laisser partir ce qui ne nous convient pas, accepter que l’on fasse fausse route, choisir sa nouvelle direction.

Ce que nous ressentons doit transparaître dans nos actions. Nos idées doivent se formuler dans notre parole. S’apparier à tous les égards, c’est cela s’aligner. Et on parle alors de « congruence ».

Petit exercice :
Dans un petit carnet de notes, diviser la page en deux :
Dans la première partie, notez comment on se sent par rapport à sa vie professionnelle, quels sont les points qu’on aime, ceux avec lesquels on est le moins à l’aise ?
Dans la deuxième partie, inscrire la situation professionnelle rêvée : ce qu’on aimerait se voir accomplir tous les jours, ce dans quoi on se sentirait le plus à l’aise.
Fermer le calepin et à partir de ce jour, commencer à s’écouter. Penser à comment remplacer la situation que l’on déteste avec celle que l’on aimerait voir. Chercher en nous les forces, les valeurs, les compétences que l’on possède déjà qui peuvent nous aider à le faire.
Petit à petit, poser les bases de son alignement.
Ne pas oublier de cultiver la bienveillance envers soi-même. Le processus peut être long. Parfois, on ne peut aller plus vite à cause de certaines réalités que l’on vit. Mais l’essentiel est de rester ouvert à toutes les éventualités et surtout de savoir lire et anticiper sur certains évènements.
 

Plus de lectures sur l’alignement professionnel?

https://effet-a.com/leadership-communication/3-bonnes-raisons-daligner-valeurs-personnelles-et-travail/ 

https://le-caribou.ca/alignement-de-soi/

Recevez toute ma bienveillante lumière.

N’oubliez surtout pas que je reste entièrement à votre disposition si vous avez envie d’entamer un processus d’alignement personnel et professionnel.


Votre bien-aimée, Lüella.

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Le CV classique n’est plus d’actualité, le sais-tu?

Le CV en bloc avec des items bien définis, un classique de tous les temps, n’impressionne plus.

C’est normal que lors de tes cours, tes professeurs t’ont expliqué combien il serait primordial pour toi de le réussir, seul gage de ton insertion professionnelle.

Sans vouloir les contredire, je suis bien obligée de te dire que cela ne suffit plus.

Pire, il n’impressionne plus ou encore aucun recruteur ne s’y attarde.

Comment faire alors?

Pas de panique!

Je suis disposée à te parler des nouvelles astuces qui remplacent le CV et les différentes manières de te démarquer sur le marché de l’emploi.

Contacte-moi.

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Tu n’as pas besoin d’entreprendre pour réussir…

Ceci peut être le mantra des gens qui ont honte d’être toujours en entreprise…

Avec la mondialisation, les nouvelles technologies, le nouvel ordre économique causé par le réveil de la Chine et d’autres peuples, la volonté manifeste des pays du Tiers-Monde de s’affranchir des anciens colons et de se développer, la solution miracle est devenue d’inciter à l’entrepreneuriat.

Des forums, des formations, des conférences, des débats télévisés, des télé-réalités, tout est mis à contribution pour éveiller le « dragon » qui sommeille en chacun et l’inciter à quitter les chaînes de l’employabilité et d’oser enfin se lancer, se jeter dans le vide, « quitter sa zone de confort » comme ils aiment à le dire.

Dans le meilleur des mondes actuels, l’entrepreneur, c’est celui qui aime prendre le risque, qui ose braver ses peurs, qui refuse de vivre dans la pauvreté, attendre un salaire mensuel, veut vivre ses ambitions et surtout « être son propre patron ».

Tout est peint en rose: se réveiller à l’heure qu’on veut; travailler de son lit ou au bord de sa piscine, voyager huit mois sur douze dans l’année, ne pas tirer le diable par la queue pour payer ses comptes. Je parie que vous avez déjà aussi reçu dans votre fil d’activités, des photos d’entrepreneurs sur le pont d’un yacht en croisière, sous un parasol à la plage au Panama, avec de beaux textes, (parfois irréel dans votre entendement), vous incitant à franchir le pas…

Et quand par un méchant malheur vous tombez sur interview, quand enfin, on consent à donner la parole à ce vaillant, il explique avec passion son parcours de combattant, semé d’embûches, de misères, de sacrifices et de sueurs, parti de zéro, il devient un héros; il a pris des risques, a tout plaqué un matin, mais avait eu quand même le soutien d’un être cher (lequel soutien vous ne pouvez espérer avoir et vous le savez au fonds de vous) et très fier de lui, il ne vise que de passer un seul message aux autres :

« Si tu n’as jamais entrepris une affaire, ta vie a échoué. Mieux tu es voué à une certaine forme de pauvreté à vie…

Avec Instagram, les fameux « statuts » de Whatsapp, les applications pour fabriquer ces fameuses « Quotenotes », plusieurs d’entre nous ont déjà lu des citations qui disaient de façon crue que travailler pour un patron, c’est manquer d’ambition, n’avoir aucune personnalité; c’est être sûr d’être voué à un salaire mensuel minable, de ne jamais s’offrir ses rêves et j’en passe. Des citations anciennes remodelées pour la circonstance, des discours de personnalités politiques comme Emmanuel Macron, des auteurs comme Robert Kiyosaki, tout est mis à contribution pour faire sentir à la personne qui fait carrière en entreprise que sa vie est un échec total. Des clubs d’entrepreneurs et néo-entrepreneurs surgissent de partout. Et des livres, des publications, des Masterclass, des E-books, tout y est pour aider à entreprendre et surtout y réussir. Sans oublier le nombre de coachs ou consultants qui surgissent de partout pour conseiller les gens qui se décident à se lancer en affaires.

Et si on décidait de voir le problème autrement?

Tout le monde n’est pas entrepreneur dans l’âme. Il existe des gens qui sont de nature dévouée, qui aime servir les autres, les aider, les soutenir dans leur projet et dans leur rêve et c’est dans cet esprit de sacerdoce qu’ils s’épanouissent. Ces gens sont des carriéristes.

Et si en réalité, ce sont ces personnes qui travaillent en entreprise qui sont les vrais héros de cette histoire?

Et si ceux qui entreprennent ne cherchent qu’à camoufler bien d’autres défis comme la difficulté à se soumettre à l’autorité ? Le manque d’humilité qui pousse à ne pas accepter de ne pas être l’élément clé ? La personne autour de qui tout tourne ? Celui ou celle qu’on admire, dont on parle ? Des gens qui ont du mal à se soumettre à des emplois du temps standards, qui ont du mal à rentrer dans un moule donné? Et si ce sont des gens qui préfèrent donner des ordres, mais qui n’ont aucun sens de la médiation en équipe ? Qui préfèrent faire du défilement ? De l’évitement?

Quid de tous ces entrepreneurs qui échouent mais dont personne ne veut parler?

Et si entreprendre est en réalité plus facile que faire carrière ? et s’il suffit juste d’être à la bonne place, au bon moment, d’avoir le soutien essentiel, accompagné d’une bonne dose de chance ?

Et si…? la liste peut être interminable!

Car ce qu’on oublie, avoir une idée d’entreprise et la mettre en action ne suffisent pas. Il faut se faire entourer de gens dévoués, très qualifiés, des compétences diversifiées, pour faire grandir et faire prospérer une entreprise, l’ aider à réussir, la soutenir, l’enrichir.

Et si entreprendre n’est juste que la conséquence de ce que les premiers entrepreneurs n’ont pas suffisamment appris à faire: SOULIGNER LEUR RÉUSSITE EN CÉLÉBRANT LEURS COLLABORATEURS?

Et si…?

Et si enfin, on reconsidérait la valeur des carriéristes et qu’on leur apportait plus d’outils pour réussir, réussir à porter les entrepreneurs dans leurs idées de génie?

Faire carrière n’est pas une fatalité…

Cette question se pose à tous à un moment donné comme une question existentielle.

Au cours de notre parcours professionnel, plusieurs situations peuvent survenir:

🔥 La sensation de ne pas être apprécié•e à sa juste valeur

💦 La démotivation totale due aux conditions de travail

🚫 La communication défaillante

⛔ Le style de management déshumanisant…

De même, de belles opportunités peuvent surgir de nulle part, alors que nous ne nous y attendons pas, de belles rencontres, de nouvelles idées, de nouveaux horizons!

Dois-je entreprendre ou rester un•e employé•e?

Hélas, il faut des raisons plus solides de se lancer en entreprise ou abandonner sa carrière.

Commencer déjà à se poser certaines questions nous aident à nous situer sur le choix à faire:

💫 Quelle est ma mission de vie ?

💭 Qu’est-ce que j’ai envie de laisser comme héritage ? À quoi voudrais-je qu’on associe mon nom et ma personnalité ?

💢 Quel besoin je veux combler ?

🌟 À quelle catégorie de personne mon message va-t-il s’adresser ?

Commencer par le commencement.

Se poser de bonnes questions

Se faire entourer de bonnes personnes

Se donner assez de temps de réflexion

Apprendre à s’aligner…

La solution du dilemme s’impose alors d’elle-même !

Un bon mentor vous évite des erreurs…

Le mentorat(mentoring en anglais) désigne une relation interpersonnelle de soutien, une relation d’aide, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle une personne d’expérience, le mentor, offre sa sagesse acquise et son expertise dans le but de favoriser le développement d’une autre personne, le mentoré, qui a des compétences ou des connaissances à acquérir et des objectifs professionnels à atteindre.

Les Siciliens ont l’habitude de dire que la vie est tellement difficile qu’il faut plus d’un père pour éduquer un enfant. C’est ainsi que naquit la notion de parrain en Italie qui se répandit après partout dans le monde. Le mentor n’est pas un parrain, ni un ami, ni un professeur, encore moins un précepteur (cf. Télémarque, fils d’Ulysse). C’est une personne qui vous aide à devenir la personne que vous désirez devenir sans faire les choses à votre place.

L’être humain dans son processus de construction a besoin d’un modèle pour mieux se projeter dans l’avenir. Ce n’est pas par hasard que les adolescents placardent leur chambre d’images de stars de la musique, du sport ou autre. 

Il en est de même pour la carrière. Dans notre inconscient collectif, le choix de notre carrière ou notre choix d’orientation a été probablement influencé par l’admiration portée à une personne de notre milieu : l’oncle avocat éloquent, la tante institutrice rigoureuse, le père travailleur, l’homme d’affaires le plus riche du quartier, le député du village avec sa voiture de fonction et son chauffeur…

Quand on se bâtit et qu’on devient moins influençable, on pense qu’on peut se passer d’avoir des modèles. Or, le chemin le plus facile pour réussir professionnellement est de se trouver un mentor. Une personne d’expérience dans votre domaine, bienveillante, qui porte vos valeurs et peut vous conseiller afin que vous puissiez grandir plus aisément dans votre projet entrepreneurial ou de carrière.

Quels sont les critères qui doivent nous guider dans le choix d’un bon mentor ?

  1. Une personne qui a le relationnel facile et qui a réussi dans son domaine

Vous devez choisir une personne qui a le même langage que vous, dont la parole fait résonance au fonds de vous ; qui vous ressemble ou encore en qui vous vous voyiez quand vous aurez réussi ou atteint vos objectifs ? Le mentor doit avoir réussi et vous guidera dans votre cheminement. Il est indispensable que vous vous entendiez avec lui.elle, et qu’il possède les compétences et les compétences nécessaires que vous devez développer dans votre domaine.

  1. Une personne disponible et capable d’écouter

La rétroaction est la clé de réussite d’une relation mentor.e — mentoré.e. Elle n’est possible que quand les deux interlocuteurs communiquent. Votre mentor doit être une personne disponible. Quand elle s’engage à vous aider, elle doit dégager du temps pour vous et vous le prouver. Cette personne doit aussi avoir une grande capacité d’écoute, surtout une écoute active (savoir poser les bonnes questions, s’assurer avoir compris, relancer les sujets, donner un retour favorable).

  1. Une personne qui a de l’expertise dans le domaine qui vous intéresse et qui a beaucoup de leadership

Ne devient pas mentor.e qui le veut. Mais qui en a les connaissances nécessaires. Dans bien de domaines, les années de pratique et d’expérience sont essentiels pour légitimer votre expertise. Vous voulez devenir cardiologue, il est normal que vous vous trouviez un excellent cardiologue, ayant plus de 15 années de pratiques de spécialité, donnant des cours à la faculté de médecine, et même des conférences de par le monde.

  1. Une personne capable de vous tenir responsable de vos engagements

Un.e mentor.e n’est pas votre ami.e. Il.elle doit pouvoir vous demander des comptes sur votre plan d’action. Vous responsabiliser sur vos engagements et demander des comptes. Quand une personne investit son temps en vous (et souvent de façon bénévole), et veut faire de vous une meilleure personne, elle est exigeante sur le résultat. Donc, vous devez être prêt avant de vous engager dans une relation de mentorat au risque de décevoir la personne qui s’engage à vous aider.

Qu’est-ce qui fait la réussite d’une relation de mentoring ?

Comment franchir le pas et se trouver un mentor?

  1. Connaitre votre besoin : pourquoi me faut-il un mentor ?

Tout part de ce point. Quand, au fonds de nous, nous nous sentons limité.e dans notre évolution professionnelle, quand nous sentons qu’il nous faut un coup de pouce, mais pas sous forme de leçons, de cours ou encore de formation, quand nous sentons qu’il nous manque des cases pour avancer, alors l’idée de se faire accompagner germe petit à petit dans notre esprit.

  • Avoir un maximum de préparation : 

Pour avoir plus d’impacts, pour réussir cette relation, vous devez vous préparer. Vous devez être motivé.e, lui prouver que vous avez des raisons de vouloir réussir, vous faire remarquer par vos compétences. Vous devez suivre son modèle et fonctionner selon le plan d’action qu’il.elle vous aurait conseillé. Vous devez travailler votre ouverture d’esprit et savoir accepter les critiques constructives.

  • Fixer le type de relation

Selon votre besoin et vos projets, vous pouvez définir le type de mentor que vous recherchez et aussi son niveau par rapport à vous : vous recherchez un ainé de quelques années d’expérience de plus ? Un professionnel accompli qui va vous prendre par la main ? Ou encore une figure publique qui vous inspire et que vous pouvez simplement suivre sur les réseaux sociaux, partager ses actions et vous calquer sur son modèle ? Vous voulez des relations très proches ? Des contacts personnalisés ? Un suivi adapté sur mesure ?

  • Établir les raisons de son apport

Plusieurs structures, des écoles, des universités et même des entreprises ou encore des ordres professionnels favorisent le processus du mentorat. Il est donc très habituel de se faire questionner sur ce que le choix de cette personne vous apporte. Il ne suffit donc pas de cocher un nom, de lire un parcours de mentor. e ou encore de prendre le meilleur dans votre domaine. Il faut beaucoup plus. Il doit exister une bonne harmonie et une fusion dans la relation. Les critères relationnels ont une grande importance dans le choix du mentor.e.

  • Trouver le mentor

Google est votre meilleur ami : tenez compte de votre domaine professionnel, de préférence aussi de votre zone géographique. Même si de nos jours, ce type de relation peut se faire virtuellement, la rencontre physique de votre mentor peut être quelque chose de très décisif et ancrer plus la relation entre vous.

Avez-vous déjà un mentor? en avez-vous déjà eu? ou encore, vous venez d’en prendre la mesure?

Je suis toujours disponible pour en parler avec vous.

Votre lumière, qui vous envoie des doses d’amour.

Lüella.